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La traduction d’un texte
La traduction d’un texte

La traduction d'un texte

Le rédacteur se mue parfois en traducteur. Pour toucher un public plus large, et générer un trafic plus important la traduction d’un texte, d’un site ou d’articles dans une autre langue peut s’avérer très efficace. Toutefois, la traduction n’est pas une activité neutre et innocente. La discrétion du traducteur et de la traduction cache, en effet, un rôle considérable. La traduction s’immisce entre le texte originel et le lecteur. Elle crée du sens. C’est pourquoi elle fait l’objet de réflexions passionnantes, et souvent discordantes.

Échapper à la malédiction de Babel

Le mythe biblique est bien connu. Dans des temps anciens où tous parlaient la même langue, des hommes entreprirent de construire une tour pour atteindre les cieux. Il s’agissait alors, pour eux, d’égaler Dieu. Mais ce dernier, contre l’arrogance et la prétention des hommes, décida de créer de la discordance dans cette homogénéité linguistique. Pour que la construction de la tour cesse, il fit en sorte que les hommes parlent des langues différentes. Depuis, ce mythe permet d’appréhender la diversité des cultures. Les hommes usent de dialectes différents et sont ainsi parfois dans l’impossibilité de se comprendre. Dans cette perspective, la traduction apparaît comme un moyen, crée par l’homme, de transcender cette diversité, d’échapper à l’incompréhension possible entre sociétés. En faisant dialoguer les hommes, la traduction est donc un point de rencontre entre les cultures, les sociétés.

Traduire, est-ce trahir ?

Les écrivains ne s’accordent pas sur le rôle et la portée de la traduction. Pour l’écrivain russe Nicolas Gogol, la traduction s’apparente, par exemple, à un « verre transparent ». En ce sens, le traducteur permet à un lecteur étranger d’accéder à la vérité d’un texte sans en comprendre la langue d’origine. Inversement, pour la romancière française George Sand, la traduction n’est, ni plus ni moins, qu’un « meurtre » ! Derrière cette expression emphatique, Sand nous rappelle que la traduction est une activité médiatrice. À ce titre, elle emporte des conséquences sur l’écrit dont elle a la charge. Si le traducteur doit disparaître derrière le texte, il s’interpose malgré tout entre celui-ci et le lecteur. Les choix qu’il fait contribuent à donner un certain sens au texte.

La traduction d’un texte, sur une ligne de crête

Entre le « verre transparent » et le « meurtre », la traduction se situe toujours sur une ligne de crête. Elle doit, en effet, s’effacer derrière le texte dont elle a la charge. Il s’agit, pour elle, de rendre le texte disponible au lecteur. De faire en sorte que celui-ci comprenne ce que l’auteur a voulu dire. Mais le traducteur ne doit pas non plus sous-estimer le rôle qu’il occupe. C’est en assumant son activité médiatrice qu’il pourra faire justice au texte !

 

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